Aux terres affables – à B.R.

Au chœur d’un terrier, un souffle cajole les frênes.

Ô crépuscule de mon éden, marronnées par la grêle,

_____________________ Mes boucles gesticulent et fourmillent,

Bêtes éperdues à l’issant d’une burle aux complaintes sereines.

 

Le duvet de l’herbe détrempée s’enchevêtre de ronces qui écorchent mes chairs

Tandis que je fuis les Ancêtres aux sentiers ébattus. 

J’erre par les forêts, pécore aux vers naïfs que fredonne la dote,

Engeance amère et volage, aux cens côtes de Sisyphe.

 

A l’aube, la flore printanière lèche mes narines

_____________________ Alors qu’un écureuil s’échine

Et grappille au noyer quelques maigres subsistances.

A sa vue, mon rire bedot vrille en un repos débonnaire

_____________________ Au fard vulgaire et scabreux.

 

Ergo, j’éparpille mes sangs au détour de buissons qui grelottent en silence.

Quelques bruits craquettent leur lie d’airs sinueux et barbares

Auxquels j’arrime mes déboires et tremble mes larmes.

 

Ô récifs de félicité, vous sanctifiez à la gloire des Faunes l’innocence de mes gammes

Quand j’égraine pour vous la joie sibylline de l’idiot

_____________________ Sur l’autel de Chimères-infants qui déclament, rieurs,

Une mélopée aux rythmes de flots enchanteurs. 

 

 

 

______________________________________ Emmanuel Lebourg

 

 

 

 

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