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Ô Printemps Hirsute – à A.L.

Tranchons ces gorges, bourreaux os des-corps mutilés

Que le sens disperse nos chairs immatures

Humons En-Faim l’An-Sang printanier 

________________ Qui s’ébruite et crépite 

______________________________ Sous les heurts enflammés d’Hélios.

 

 

D’un rire anisé, les vieux brament leur folie, 

________________ Irisée des brûlures saillantes

______________________________  Qui perlent à l’Ombre de l’été. 

 

 

Les boules de pétanque 

________________ Détonnent et contrastent 

_______________________________ La mélodie suave des jonquilles

Tant la pluie fine et délicate dévergonde les saveurs enfantines

 

 

Les gamins guerroient et entonnent le baroud,

_______________________________ Fiers d’un butin aux billes écarlates.

Heureux, ils sifflotent, enjoués par les oiseaux

_______________________________ Qui crachent leurs ébats aux visages groggy et

_______________________________________-________________________ Acariâtres.

 

 

La nuit déjoue les temps quand l’âtre embrase les prés

_______________________________ D’une fête peinturlurée au timbre braillard.

Les drôles jazz les fossettes de mai

_______________________________ Aux rythmes effrénés des Marquisettes. 

L’avare, le soupe-au-lait, autant de maux barbares 

Que les fous, goguenards, dynamitent de fleurs

_______________________________ Que bourgeonnent les arbres fruitiers. 

 

 

Gê allaite une puissance

_________________ Que les anciens affinent 

_________________ Que les jeunes exaltent

Une renaissance qui exulte de traits Auto-Chtônes

De cette Joie qui enivre les acolytes 

_______________________________ Ô terroirs sacrés, 

Alcôves où se mêlent 

_________________ Les mets et les vins aux panses dés-coquins.

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Eole, l’Innommable – à N.C.

Présence imperceptible, indicible,

________________ Elle nous tourmente de sa fougue

________________ Quand nous l’accueillons avec plaisir ou désarroi

Et l’on cède à ses caresses, emportés par l’ivresse, souillés d’allégresse.

 

Inconnue tantôt frêle, tantôt Rock,

Son aile se joue de nos corps raides et courbatus.

 

Artisan d’encens, elle virevolte et exhorte,

D’une réserve fébrile, notre Chair qui l’inhale.

Nos pores suffoquent alors de fraîcheur, de sa puissance fine, cristalline.

Et nous rions, hagards, braillards, de sa cuistrerie tendre et facétieuse ;

Dès lors qu’elle se délecte de nos résistances impromptues, 

Acéphale gourmandise. 

 

Elle invite nos papilles à rejoindre sa danse anarchie, 

Ronde et chaleureuse.

Le corps allège sa mollesse et vrille

Sonnet d’escarbilles, happé par la liesse.

 

Instant qu’un monde embrase 

Emphase hors des temps 

L’instinct lâche un râle d’enluminure

Ombre Aretê aux impostures chastes, épurées

 

Le marin rompra ce jeu

__________ Lui qui s’irrite à naviguer en tout sens

Implacable face à cette nescience

__________ Que son gouvernail abhorre en vain.

 

Éreintée, son aura vaincue sent par-delà l’étant

__________ Son inextricable conquête.

Elle rit de ce triomphe qui se prénomme défaite

Et enlace avec volupté la Tour que foudroie 

__________ Les fossettes amusées du Calife. 

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Fenêtre d’Ô d’Airain

L’effroi sonde tes yeux béants
______________________________

 

L’Appel Dune-Morsure abstraite

Hurle à l’automne

Quand l’Enchanteur entonne

L’Hymne Guerrier

 

_____________________

 

Ton Oeil s’éveille

Vif-Apeuré

Fulgure sa Némésis

Carnassière et fugace

 

_________________

 

Ton Souffle navigue

Compulsif

Au Rythme d’un pouls

Frêle et frondeur

 

_____________

 

L’Engeance s’efflore mais s’égraine

Fugitive et vivace

 

________

 

Ton Corps s’effondre

Empalé d’une ruine

Que l’on nomme

Odunê

 

________

 

Ton Œuvre s’enflamme

Et crépite

D’une vanité salutaire

Mer de Puissances tragiques

Aux escarres brulées

De Multitudes

 

____

 

Ton Regard s’égare et s’éteint

Hagard, Voyageur débonnaire

Aux Larmes ensanglantées.

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Nuage éphémère

Il est lourd et léger

____________ Il s’esquisse

De danses caresses qui sillonnent l’ardeur

Moelleux, il rit au repos, débonnaire

 

De sa Majesté paisible émane une aura sereine

Ainsi naît son sublime ; de ses murmures rêveurs

La violence se mêle, latente

Elle croît, se condense

______________ Jouant de couleurs aux saillies bruyantes

Vive et abrupte elle implose

Le corps se déchire, en silence

Démons et des mots fusent en tout sens

 

La barbe blanche, noble et ondulée, s’ordonne mère

De maux vains et tragiques

 

Sa mort tonitruante distille le venin

_______________________ Et embellit la vie

 

Lorsque la Joie gémit sa créature, belliqueuse

Les Chairs s’entrechoquent

_____________________ Et vainquent une torpeur molle et frigide

 

D’un effort glouton, pervers et guerrier

Le Maître d’airain s’éveille en rage

Ses pas sautent en rythme et saccades

Durs, é/t/h/é/rés, la valse des vétilles

____________________ S’enraille de justesses délicates et mélodieuses.

 

 

 

Emmanuel Lebourg

A-Coutumier – à H.L.

L’air se vide de ses mélodies joueuses

Lorsque la chair crache un soliloque cerclé

D’Ouroboros.

 

La marionnette tord ses os, monocorde,

Et s’accoutume au son brûlé d’un rail de coke

Quand les machinistes accordent leur théâtre

De répétitions qui s’autonorment. 

 

Son devenir cybernanthrope se façonne

Aux traits chaleureux de petits trains enfantins 

Oxymore de fêle qui file ses yeux.

  

L’habitude siffle un vinyle au corps meurtri

Belzébuth déglutit alors son Odunê

Et corrompt cette statue gominée

Au souffle frelaté.

 

La rupture s’ordonne violence et torture

Sa chair s’efforce en rythmes et en saccades

Le Lion vomit ainsi son être-en-devenir 

Enfant-Démiurge aux rires nobles et naïfs.  

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Plumes verdâtres

J’enrage comme j’enfile les jours

Et les nuits. 

J’effile ma joie comme j’efflore ma vie,

D’un rire sourd et narquois. 

J’aboie les graines d’une colère aux yeux verts

Quand la lourdeur de ma haine glène mes lèvres amères. 

 

Le poignard pourfend mon corps fiévreux

Purge d’un poison qui s’écoule

___________________________Glaise

Le long de mes os terreux

 

__________ Que j’enduis de miel

__________ Que je fiance au soleil

__________ Que j’unis, d’élégance et de joie.

 

 

Harassant la Terreur, l’acculant aux pieds de Charon,

Le Corps naît d’une Puissance Arc-en-Ciel

___________________________Et vogue vers son Oeuvre.

Cet étranger Sculpte avec minutie,

Rugueux et fin,

________________D’un geste énamouré,

Le trusquin à la main.

Léger, il perfore une fiction

_____Laide et figée

________________De son pas doux et rythmé.

On le nomme Barde

__________________De lointains Passés

_________Conquérants

_________________________________ Mais Vaincus. 

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Rions… – à F.L.

L’avantage du rire en ce qu’il se décline selon les sentiments,

De la joie à l’ironie, en passant par la tristesse ou l’absurde.

Rire et enivrer le devenir,

Rire pour désenfler la lourdeur du Fatum.

Rire de l’existence pour, enfin, exister.

 

Parce que si mon rire joue de tristesse,

Si mes organes se tordent et se broient 

En un devenir qui s’embrume,

Je veux t’imaginer le sourire au cœur.

J’y œuvrerai.    

 

 

 

Emmanuel Lebourg 

De l’Ode Carnaire – à T.C.

Aidôs, Aidôs, Aidôs,

Entendez-nous, Effrayez-vous

Nous éructons avec finesse et fureur.

De Guerres et de luttes, nous exultons !

Lion aux pas légers, dansants, nous achevons

Les Moribonds.

Essaim de colères, nous les frôlons

D’une caresse grêle, nécrose des Damnés.

 

Aidôs, Aidôs, Aidôs,

 Ô Compagnons, Rions

Rions de leurs airs Chétifs…

Égorgeons ces esclaves

Libérons-les de leurs enclaves.

Que le sang ruisselle

Qu’il purifie notre Terre, sèche

Et atrophiée.

 

Aidôs, Aidôs, Aidôs,

 Ô Compagnons, Chantons

Chantons notre Cohorte ! 

Honneur de l’Aner

Notre mer se prénomme Sacrifice.

Guerroyeurs de corps et d’esprits

Nos chairs fendent les flots du Mimema

Dont l’Agôn sillonne la Grâce.

 

Aidôs, Aidôs, Aidôs,

 Ô Compagnons, Jouissons

Jouissons du Hasard

Apprécions l’innocence de Kairos,

Aux temps de la Genèse

Métamorphosons l’Enfance

Ainsi naîtront les Narcisses

Euphories poïétiques du Héraut.

 

Aidôs, Aidôs, Aidôs,

 Ô Compagnons, Buvons !

Festoyons ! De la joie des Enragés

Ces précurseurs de vie, contempteurs de vilenie.

Et que jaillisse votre Liesse, Mes Chairs Amis

Soyez enivrés, Grisés

Par l’éclat noble et délicat

De l’Aurore, Burinée à l’égard des Héritiers.

 

Aidôs, Aidôs, Aidôs,

 Jeu du Commun

__________ Qui s’élève et diffère.

Aidôs, Aidôs, Aidôs,

 Jeu des Compagnons

__________ Aux Conquêtes Écarlates.

Aidôs, Aidôs, Aidôs,

 Jeu d’Enfants au Nectar teinté de Fiel.

 

 

 

Emmanuel Lebourg  

Mignardises – à M.R.

Les Moments sillonnent ma vie, 

Tourbillon léger et tragique,

Quand les maux m’enferment en huit clos, 

Demeure sourde du Silence. 

Le Mot Ment…

… Et le Corps s’en ressent.

 

Ineffable, mon encre joue de ses traits ubuesques 

 

Des entrailles du Rouge-Gorge Danse le Rire

Et foudroie d’alliance la lourdeur d’Ouroboros. 

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Au détour de l’Esthète – à F.L.

Tout commence par « il était une fois ». Un instant, un événement, sa richesse et son souffle.

Grossière, la Plèbe le saigne. Elle marche d’un pas revêche, au frottement sourd,

Quand le Démiurge virevolte, avec légèreté et finesse.

Il embrasse l’esquisse d’une chair joyeuse et vivace. Ses pas exultent, il danse et s’amuse à mille temps, aimant.

On le nomme Héraut de Rythme et de Cadence.

 

Le passé rougit, rougeoie, de son agir qui s’élance. Carnassier, il joue d’une lame, subtile ; ses caresses se dessinent, douces, tranchantes… Son amertume se sublime, suave au toucher. Il se jette à corps perdu, ivre des inconnus, en sa demeure léchée.

Esthète, il crée son compagnon le plus terrible, le plus beau. Leur rencontre, invective, se prélasse sur les hauts sommets verglacés, eune atmosphère de burle, vivifiante.

Son mépris pour le vulgaire n’est qu’un rire arc-en-ciel. Il se sait exister par les sots dont il fredonne les glaires.

Mirmillon, son glaive rassérène les plaines arides. Il y plante les graines d’un chant qui ruisselle à l’orée du printemps.

 

Je me tuerai, assassin d’une romanité archaïque, pour renaître, phénix, par la grâce des hellènes.

Je désire perdre de cette brutalité fruste, vivre l’amour délicat du peintre qui trace et babille sa toile, de touches vétilles flirtant d’allégresse. 

 

Ô ma chair fée, m’accorderas-tu ton corps ? Malicieuse enfant, m’offriras-tu ta main en partage ?

Que je l’enveloppe de ma griffe, que je chevauche ta nuque et te mène au corps-à-corps…

Éventre donc ton masque marqué du fer de l’effroi.

Et cisèle avec moi cette danse enfantine, badine.

Et dégustons les entrailles d’une joie éphémère, infinie tout à la foi.

 

Le Tragique se dérobe alors, fleurs des champs qui suscitent l’ivresse solaire de Bacchus.

Il était une fois un moment, interstice des temps, qui est et renaît de sangs illustres.

Je l’ai frôlé, tu t’y engouffres et nous l’exaltons, enfants-lions tressés d’Ormes et de Saules, rieurs. 

 

 

 

Emmanuel Lebourg

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