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Alcool aux mille temps. – à F.L.

Quand ton nom frôle mes lèvres, ta chaleur imprègne mon souffle.

De son odeur suave s’évade une atmosphère alcôve.

Et je m’enivre de ton sens comme je m’enivre de ton corps.

Et je frémis au hasard d’un tracé, tout en ronde volupté.

Et je danse et caresse et embrasse son esquisse…

Peintre d’un soir, ton toucher écorche mes nuits, avec tendresse et pudeur.

Rêveur, je pars à l’assaut de ta lame, ardent au corps, duelliste dans l’âme, j’épanche mon art et, galant, m’y empale.

Heureux, mon corps s’affale sur le tien. Sourire aux lèvres, je caresse ton visage, délicat…

Happé par ton regard, je m’y élance et m’y noie de délice.

Je mourrai de ta liesse, entonnant la valse des temps, et mes sentiments n’auront de cesse de tournoyer à ton corps défendant.

Danse et virevolte, je suis tien, tu es mienne…

Tout en puissance légèreté, tu m’embrases quand je dévore ta chair.

Notre amour est faïence, beau et subtil, d’une fragilité douce et poignante.

De son air frêle rejaillit sa puissance, nos corps jouent l’un et l’autre, l’un en l’autre,

Un jeu d’enfants au charme fou, fougueux, innocent…

Un jeu d’enfants, sempiternel et rayonnant.

Un jeu d’enfants, par-delà le temps.

 

 

 

Emmanuel Lebourg  

Courante

_______________________ Premier Moment 

 

_________________________ « Ankylose »

 

 

 

_______________________ Troisième Période

 

____________________ « ?

____________________ ? »

 

 

 

 

Emmanuel Lebourg

 

tour-à-tour – à M.P.

Ton corps le clame

Tes mots le déclament

Fige le temps, ce maître insolent.

 

Mais ton sang ne peut filtrer l’élan

De ce devenir innocent,

——————————————— Que tu maudis.

Cet enfant berce les moments de nos vies

————–Se joue de tristesse, de bon/ne/heur/e,

————–Rit de ces étranges promesses ; cœur

D’un mythe qui s’étiole, bien et  mal/en point.

 

Ton corps connait, se dénie et cavale.

En son for luttent les écorchés vifs,

Instincts fébriles, affligés… Ce sont

Les Incarnés du bois de l’If.

 

Le marteau de Thor s’affaisse sur l’Achéron

De là, s’abat l’ouragan de ton âme, houleux

Et amer, sentiment de l’aimé qui délaisse

Et observe son adorée s’enfuir. Hadès

Enveloppe, engouffre, le jeune sirupeux.

 

Ainsi naquit l’épiderme du Guerrier de Vie

Ses passions l’efflorent et créent les temps. 

Notre Héraut entonne, avec fougue, le chant

De la Fortune, éternel retour de l’énergie,

Acte de joie qui aime, assume son passé,

Et son futur, prémisses d’une aube racée

Dont les pleutres se détournent par lâcheté.

 

Qu’il se perde, qu’il se noie

En ce fleuve de l’effroi,

Ses tripes génèrent sa volonté,

Puissance qui le portera vers l’Oeuvre,

Vers son navire, cet animal nyctalope, 

Dont les yeux transpercent nos valeurs.

 

L’esclave s’ordonne maître, il hume l’odeur

De son passé-présent et le nomme topique.

Enhardi, il discourt son archétype

Pour mieux le détruire et crier une parole

Salvatrice, créatrice de néotypes,

De formes, de possibles dont le rôle

Participe d’un au-delà de soi.

 

Là. En ce jeu de hasard où l’enfant est roi

Notre marin se joue Démiurge

Et enfante son étant, joyeux, bienveillant.

 

 

 

Emmanuel Lebourg

 

Disloque l’i/r/d/éel – à F.L.

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Emmanuel Lebourg 

 

De la pieuvre humaine. – à F.L.

Brume grisâtre, ta puissance se contracte

Flore d’Automne, ton parfum d’encens délite

Les braises d’un âtre au teint blafard, cataracte

Servile à l’écorce encrée de venin, tacite.

 

Et sur la plaine aride un enfant-lion se meurt

Et dans ses yeux effarés l’Autre argue au malheur.

 

Le givre perle cet air rieur qui s’ébruite

Quand de ton souffle Rock s’envolent les charmes

Fée délicate au sang mélodieux qui suscite

L’ivresse de l’hydre qui glène tes larmes.

 

Et sur la plaine aride un enfant-lion se meurt

Et dans ses yeux effarés l’Autre argue au malheur.

 

Ô Prisonnière, tu empoignes la guisarme…

Fol espoir, tu ne désarçonnes qu’un phantasme.

Tu luttes et t’enchevêtres dans le vacarme

Du Deîmos, seule et difforme, usée par l’asthme.

 

Et sur la plaine aride un enfant-lion se meurt

Et dans ses yeux effarés l’Autre argue au malheur.

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Éclosion Hasardeuse – à F. L.

A l’aube d’un soir, vermeille, le vent riait
De sentir la mélodie de tes pas dansants
Qui virevolte et caresse et fige le temps
De mon corps enivré par tes gestes ailés.

Et j’exulte, timide, l’ardeur apeurée
De mon cœur qui chancelle à ton air attachant
De tes yeux qui cisèlent ces masques errants
Et fuient, sauvages, l’inconnue d’un égaré.

L’escarre se rouvre, béante, à ta mémoire
L’ire des Moires étiole ton moratoire
Les Affres t’éprouvent ! Fauche donc ces ruines !

Ô Fée Nimue ! Attise !  Ravive tes cendres !
De cette joute grisée déferle la bruine
Sève étincelle dont je ne puis que m’éprendre

 

 

Emmanuel Lebourg

Ritournelle Scoliotique – à D.L.

Ce Labyrinthe abbesse 

______________________ s’infiltre et se faufile

Perfide et insidieux.

————————-Meta-physis qui s’enroule, courbe et brise

Les Os de l’individuum. 

 

Claquemuré, son corps frémit d’insolence

—————————————- Il hurle, rit et pleure 

—————————————–En vain.

 

L’Inceste, et régicide, meurtrit le commun

Quand la folie se commue en une langueur féline.

Les couloirs de mort se dessinent

—————————————–S’articulent

—————Et Dévoilent

Un esprit fade, terne et grossier. 

Cette foi préfigure un à-venir amputé, tronqué, mutilé.

 

Le dernier Lys se consume

Alors que le dernier Fou

____________________ Croise le fer

Avec son Autre.

Mais s’il s’ébroue et bataille,

Enivré par les Chants de Maldoror,

L’Aube s’ordonne crépuscule.

Les veines carnes et puantes de sa liesse

Ne pourront endurer les chocs

____________________ De ce Requiem

Ô Blême Guerrier.

 

Ergo

Le Monstre au Rire Mutin

——————————S’affaisse en silence.

—————–Sans un mot

—————–Sans un soupir

———————-Seul

—————–Sur la potence.

 

 

 

 

Emmanuel Lebourg 

Du Fard Arachnéen – à C.L.

 

 

Impétueux, il sombre et triomphe.

Le temps imprègne son destin,

Festin de l’instant, orgie des Galants.

 

 

Les Contempteurs des exaltés périrent

De leur propre exhalaison putride ;

Les Gueux crèvent dans leurs guenilles, préservés de

leur métapensée.

Les Prostitués à l’égoïsme servile

Suffoquent et se meurent de leur

Cuistrerie.

 

Ainsi succombe l’arrière -monde des Corrompus.

 

Quelques-uns les débusquent, les traquent jusqu’à leur fin,

Exécutés.

L’effroi cède le quorum aux rires dionysiaques.

Le Corps s’éveille d’une torpeur maladive.

Héphaïstos tord son acier et forge les armes du Chaos.

Arès abandonne les nymphes et dégaine son glaive.

Zeus contemple sa foudre dans le désir latent du Tonnerre.

Alors, les dernières hydres se dévoilent,

Hypocrites et tenaces.

Ainsi, les Chants meurtriers fusent

Et enivrent les corps qui se cabrent et se heurtent et se brisent

En une mélodie roque et monocorde.

 

Ô Guerrier de Joie, hume cette odeur,

C’est le sang que tu versas,

Il imprègne la plaine des Morts qui ne naquirent jamais.

Ô Guerrier de Félicité, abreuve-toi de leur souffrance,

Dévore la chair de leur pauvreté, toi qui les as tués.

Ils renaîtront par ta métamorphose.

Ils renaîtront par tes yeux d’enfants.

 

Offre-leur le sentiment de ta finesse,

De ta subtilité.

Poétise ce que tu es, l’humain-plénier,

La Pensée-Monde.

Tu es créateur de l’instant,

Épigraphe des trinités

Aux temps emmêlés.

Encense le Marais.

Dessine les courbes et les rondeurs d’une existence rieuse,

Émerveillée.

 

 

Ô noble Soldat, rêve.

L’étant n’est pour toi

Qu’un mercure qui t’immole

A l’Aurore de ta génération.

Prélude d’une mort dans la douleur

Et l’Atrophie.

 

 

Mourras-tu donc de mon venin ?

Par le rêve des Putains ?

Ou seras-tu sacrifié, guerroyant pour ce que tu es

Debout, dans la droiture du conflit,

Heureux de sonner le glas de ta chair mort

Loyal à la Terre qui te donna la vie,

Martyr oublié de tous, comme bien d’autres ?

 

 

Ceci est ton fardeau, ton dû, ta vie et ta mort.

Ceci est le Jeu des Vétilles au Romantisme Utopique
Et Macabre.

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Rapt A-Temnein.

Ébéniste, 

————–J’entaille, 

Je cisèle 

————–Et chérit

Ma vigne d’une mort vivace.

 

J’arrache les racines du Daimon,

—————————-Intrépide joueur de ce Murmure

Qui me corrompt. 

————–Ma chair suinte l’Odunê

Alors que je m’esquive

—————————- Et embrase la Phasis de mon Corps propre.

 

Je la loue et la sens,

————–D’une caresse,

—————————-D’un bruit,

——————————————D’un parfum. 

Je la Ressens, vibrer en mon sang

Thumos des éveillés.

 

Je m’esquisse, Philo-Phronesis,

Devoir-Être inhérent à l’Humain. 

 

 

Je disloque et détruis et sculpte

————–La dépouille de ce bois aux poumons d’Airain.

 

Je lui octroie la renaissance.

Louange du sacrifice, son Devenir est mien.

J’avance, Logos perpétrant le Cosmos.

 

Je la nomme Absolu. 

Absolu du Relatif,

————–Vétille dévoilant son propre Monde.

————–Idéel concret d’un instant, perçu, éperdu, en mon Être.

 Sentiment Aride que j’extirpe de mes entrailles.

Que je Tue.

Avant qu’il ne m’écorche vif.

 

J’entame alors une Mélodie.

—————————-Qui Oscille

Entre la vie et l’informe.

Entre la poiêsis et la mort.

 

Je rythme un devenir neo-retro.

Qui insuffle ma pensée.

—————————-Mon souffle.

Et mon pathos.

J’enfante ainsi le Tragique qui me tiraille.

Jeu d’enfant qui consume et ravive

—————————-Les braises de mon existence. 

 

 

Emmanuel Lebourg

Aduchia – à R.C.

Et je ris, et je conte une vie

———————Aussi simple

—————————————–Que banale.

Et je l’étoffe de nostalgie,

—————————————–Un sourire tendre à son écoute.

Et je me retrouve seul,

—————————————–Entre amis.

 

Ce repas chaleureux n’était

—————————————–Que le dernier râle d’une bête

A l’agonie.

 

L’œil vide, le regard vitreux, je vis un rêve.

Magie de l’Achéron, je me nomme Dieu

Et m’évade par la poésie de l’Être

—————————————–Issu d’un vécu épique.

 

Arguant la perte du Marais,

Je ne vois qu’un sublime

—————————————–Qui ne m’effraie plus.

 

Nos visages exaltent la joie

—————————————–Que l’Astre chatoie, facétieux.

La famille, communauté De sang,

———————————________Sens

===========———————————Et vécu

S’ordonne Pilastre, aimé et honni ;

Dernière illusion,

—————————————–Castratrice,

De réalités déchues.

 

Puis, me sentant léger, je m’échappe,

———————Ravivant

—————————————–Un présent-passé

Au partage vain.

 

Lâche, je babille une fin vermeille,

———————Qui tranche un réel

—————————————– Glauque et fuyant.

 

Je vaincs alors ces Barbares qui piétinent

—————————————–Une Beauté, Immuable.

 

Et j’efface et je trace, avec grâce, l’Ineffable devoir-être,

—————————————–Qui suffoque et se casse,

Perpétuant un mal-être auto-normé.

 

Harassé par ces dystopies  vivaces,

J’abandonne la lutte, je trompe mon âme

—————————————–Et mortifie ma chair.

Je m’éloigne dans l’oubli d’un bonheur

—————————————–Méconnu.

Ainsi, je triomphe.

Et Qu’importe la cruauté,

—-Qu’importe le tragique

L’errance n’émerveille plus. Le Jeu n’amuse guère.

 

Mon Chair-Esprit se sait

—————————————–Oméga du pathos.

Mon corps se sanctionne

—————————————–Telos de mort.

 

Ex nihilo, mes tripes dévoilent

—————————————–L’avènement de l’Auto-Nomos.

 

 

Je rassure mes gens,

Je leur parle du présent-futur

—————————————–Qui ne saurait tarder.

Je leur dis que tout va bien.

—————————————–Qu’avec eux débute mon voyage

 Délétère, et débonnaire.

 

Les paupières s’affaissent.

Je m’endors.

Calme et serein.

Éteint.

 

 

Emmanuel Lebourg

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