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Arthrose d’Agathe.

Au soliloque miséreux,

Belzébuth fauche son écorce ébène,

Et entonne le chant funèbre,

——————————-Trêve des Éreintés.

 

Las, l’humain s’arrache à son être,

Atrophié.

 

Ainsi tournoie la logique des malheureux

Que l’arabesque d’un soir dépeint,

Macabre.

 

Les charognes se jouent de carcasse et d’abats.
Survivances délétères de ces monstres

——————————-Qui piétinent une piètre fin, mortifère ;

Dans l’espoir farfelu d’une mort idéelle.

 

De toute cette vermine

Qui fouille et qui grouille et qui souille ce réel

D’âmes abjectes, d’aucune érigerait

Le trône mirifique de nymphe, badine.

 

Tohu-bohu d’une ère carne, le cens fait loi. 

La dignité se désagrège dans l’éther, quand l’entraide se nomme avatar du passé.

La lâcheté se fait mère de tous les mots,

——————————-Quand les maux se voient fils d’une raison, aveugle

Qui erre en sa démence.
Dans cette ritournelle des bouffons, Ubu

Sonne le glas de son imaginaire absurde.

Et caresse avec bonté l’esprit clairvoyant

Des hommes de notre temps.

 

De leur farce incongru naîtra notre Histoire

Convenue, celle de bagnards, veules écrins

Satisfaits d’une peine de dupe, fatum

Que suppure la rengaine des infâmes.

 

Le rideau s’affaisse, le public applaudit,

En émoi.

Ce spectacle vécu dont la chose lambda

Renie d’un trépas les crasses veines,

Amen.

 

 

Emmanuel Lebourg

Mirage éparse – à F.L.

Je m’affale sur l’herbe détrempée 

——————————–D’une nuit d’été.
Là, je cisèle ma tristesse

——————————–Et mystifie sa voix.

Là, je cisèle ma détresse.

——————————–Et me fourvoie,

——————————————————-Seul.

 

 

Un souffle impromptu enraille ma chute. 

Le vent murmure à mes oreilles

————————————-Le son doux et déliquescent

D’une Nature crachant ses pleurs à mes côtés,

En chœur.

 

 

Un cœur sacrifié, sec, à cette vie mortifère.

 

 

Giboulée de printemps, tu surgis,

Ô toi ma brune,

Dévoilant la mélancolie 

————————————-Qui bruine mon être.

 

Ainsi nous partons,

————————————-Glaner en chemin,

————————————-Cueillir quelques jonquilles,

Existence naissante sur les étoiles de l’ennui.

 

Et nous rions, enfants de l’oubli ;

Nous fuyons cette vieillesse aveugle

————————————-Qui ne daigne entendre la joie

Fredonnée par la brise d’été.

 

Et je t’offre les narcisses,

Muses du poète,

————————————-A toi ma chair,

Enfant terrible de l’Iris.

 

 

Dans la pénombre honnie,

————————————-Ton souffle frôle mes lèvres,

Harmonie saccadée ;

Mes mains s’abandonnent sur ton corps,

————————————-Chaleur humide qui perle nos âmes.

 

Et tu te donnes, et je t’enlace.

Et la flamme consume cette nuit qui s’enfuit,

Sauvage.

 

De son ivresse s’évade ton parfum qui m’enivre.
De sa folie jaillissent tes charmes vifs et dansants.

 

Émerveillé, je te contemple.

Tu exaltes ton être,

———————-Prisonnier.

Tu effaces tes chaînes,

———————-Démiurge.

 

Tu tires de tes tripes

———————La mélodie 

Que chante ton cœur.

Et je la joue pour toi,

———————Et le temps s’étire

Et se fige.

Ce moment est nôtre.

 

Las, nous déclamons les aphorismes d’un devenir

Tragique.

Et nous crions l’amour d’un monde meurtri

Par le frottement frénétique de nos chairs

——————————————Qui s’aiment et se déchirent.

Et nous hurlons la passion de nos corps

——————————————Qui se dévorent et s’entrechoquent.

Et nous sabrons le partage d’un imaginaire,

Sublime

——————————————Qui s’unit et diffère.

 

 

C’est là,

———————Emmitouflé en ce final homérique,

Que je frémis d’un soupir :

 

———————Nous vécûmes, éphémères.

 

 

 

Emmanuel Lebourg  

Poussière d’un soir – à G.C.

La vieille femme ne marche pas,

Elle se traîne.

 

L’âge est son procès. Quelque broutille son témoin.

 

Elle partira, volage. Sans hommage.
Seule.

Son corps qui tremble et ses membres qui s’affaissent,

Elle se meurt.

 

Le vécu que ses guenilles fourvoient ne passionne guère.

Sous peu, ses yeux perçant n’apercevront qu’une image floue et débonnaire.

 

Éperdue, la gueuse oscille entre la tristesse de l’oubli

——————————————————-Et la paix du non-retour.

Dialectique d’une vanité qui s’enflamme

——————————————————-Et se consume

Dans le fleuve d’un devenir qui délire.
Feu-follet d’un monde bouffi par la graisse,

La vieille gaillarde ne souffre nul remord.

 

Le grisbi Métaérien,

————————-Sévisse de l’outre-tombe,

Brise sa dernière attache.

 

Résumé de l’adieu blafard

D’une vétille

————————Aux plaines mornes du Marais.

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Auto-anormé

———————————-*Soleil aigre au toucher…

———————————————————————— … Matin morne et chaleureux*

 

Tu te lèves

————-Nonchalant

 

—————————————- *Sourires et salutations*

—————————————————————— *Convention*

 

Tu déverses ton être dans un café

—————————————Amer.

 

————————————— *Soit en bonne Santé*

————————————— *Soit Heureux*

————————————————————– *Quotidienneté vicieuse*

————————————————————– *Violence insidieuse*

 

Tu dialogues en sourdine.

Des automates dictent leur loi.

Arbitraire.

 

La Pluie est *sale*, le Soleil est *Beau*
————Oxymore latente

 

Il en est assez !

 

Qu’il Plusique – Qu’il pleuve à torrent – Qu’il grêle des Diamants !

 

Et Tue ces âmes meurtries !

Et Achève ces esprits mutilés !

 

Offre-leur la liberté.

Octroie-leur la mort.

 

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Mort d’une vie, vie d’une mort.

Ma voix se noie et se débat d’un marais glaise et verdâtre

———————————————————————Tout à la fois,

-Désespoir épuré d’une pensée

——————————————–Épuisée

————————————–Voire Desséchée.

Je Te vois – invisible – Ineffable lendemain

Ordre qui préfigure le Chaos.

Le sublime cède le trône du Perçu au Terrible.

Abasourdi et mutilé, je ne pipe pas mot.
J’écoute.

————–Le murmure du renouveau qui s’éloigne,

Qui fredonne avec rythme et sérieux une voix, ma voie, la Nôtre

———————-Qui est… Sans naître toutefois.

Dans une Ode à la mélancolie,

Je me pleurs
————–Et me meurs.
Me voici !

Entonnant l’Opéra des mânes.

Chantant le prélude d’une fin infinie

Indéfinie.

Me voilà !

Voit !

Entend ma voix, Voie d’une mort qui se fourvoie.

Représentée.

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Courante

_________________________-____ Premier Moment 

 

_________________________ « Ankylose »

 

 

 

_____________________________ Deuxième Période

 

____________________ « ?

________________ ? »

 

 

 

 

Emmanuel Lebourg

KaPharrNaHAumMe

Pouh

———————————OUH

—————————————————————————–pala

———————Palap

———————————————————-POUH

————————————————pala

—————————————————————————————-LA!

 

 

 

 

Hu

——————–dono

 

HU

 

——————–dono

 

LAm

 

——————–dano

 

LA

 

 

 

 

Ca—-da—-ba

 

————Ga—-ba—-da

 

BAM

 

————————————————————————-Pam

 

———————————————————-pam

 

—————————————-pam

 

————————Pam————–BALADam!

 

 

Le son. Le rythme.

Le bruit, qui entoure

—————–qui embrasse

—————————–qui est.

Partout.

Une inconnue.

Un compagnon de Jeu.

Sorcier qui alimente Pluie et soleil.

————————–Chaleur et froid.

————————————-Effroi.

Son oeuvre peut nourrir Engouement comme Dépression

Sa mélodie touche les sens et l’essence,

—————–caresse le cœur

—-Et———-alimente l’ardeur.

L’harmonie des bruits crée cette musique

—————————————–Qui alimente nos vies

—-Et—–’—chérit nos envies.

 

Qu’elle soit bénie

Par toi comme par moi

Danse mon ami

Danse ! Enivre-toi de cette dense folie

De la sagesse

Qu’est ce Tout Harmonieux 

————————–____–Offert

Par la vie. 

 

 

 

 

Emmanuel Lebourg 

 

 

Happy Birthday Sweety.

Je n’sais qui tu es, je n’sais c’que tu veux

D’un pas nonchalant, je t’y envoie

La chaleur t’attend ici bas

Arbitraire.

Je te remplace d’un air fugace

La victoire me revient

Ô toi, jeune moins que rien

La pensée du triomphe n’a qu’effleuré ton esprit

Il ne te reste aujourd’hui pas once de vie.

Ma nuée ardente t’a emporté

Soufflant ta douce naïveté d’un dédain annoncé.

Je suis maître, tu es esclave

La dialectique n’y pourra rien

Tu n’es qu’une larve qu’il m’est donné d’écraser.

Le phœnix n’est qu’un mythe

Quand le vautour ne manque pas d’atour,

Sanguinaire destinée.

 

Puisses-tu arrivé

Par quelques ruses effrontées

A imploser ce dogme imposé

Sans faillir

Sans sourire

Car il n’est rien de plus sot

Qu’un roi sans bonté

Qu’une légende sans héros.

Puisses-tu arriver

A embrasser mes mots éhontés.

 

Voici le présent

Qu’à présent t’offre ma présente personne

Dont la présence dérange

Et démange

Mais je n’ai que faire de ces miaul’ments

Qui m’indiffèrent.

Et te souhaite à présent

Joyeux et triste, Triste et joyeux

————–Anniversaire.

 

 

 

Emmanuel Lebourg

Divagation Nocturne.

Calme.

Sérénité.

Fraîcheur.

Plénitude.

Repos.

 

Une rivière, au creux des collines

Le bruissement harmonieux des flots.

Allongé, léger en son lit, les yeux clos

Mon corps s’enfonce, je divague.

Des fils de pensée s’entrecoupent

___________________________ Vifs,

Incontrôlés.

 

Spectateur,

Je contemple.

 

Et, détendu,  j’apprécie.

Je prends connaissance,

________ conscience,

De mes rêves

De ces souhaits

Que parfois je n’arrive à exprimer.

 

Instant, éphémère
______________ D’un bonheur qui exulte.

 

Hélas, les paupières se rouvrent.

Le délice

-_______———–Du pollen virevoltant

————-________——————————–Dans le ciel d’été

S’en est allé.

Je m’effondre.

Flingué.

Par cette nature humaine

Sans pitié.

 

Ne faire qu’un, s’unir au monde

Utopie qui ne dure qu’un temps

Celui que prend certains hommes,

——————______________—–Arrogants personnages,

Avant de te frapper de leur réalité.

Celle qui te poignarde avec rancœur

Celle où

———- _L’on ne tend la main que pour mieux gifler.

———- _L’on ne sourit que pour mieux tromper.

———- _L’on n’aide que pour mieux trahir.

L’entraide est nuisible.

Le vice proclamé roi.

Ce cher Ubu peut s’enorgueillir

—————-Tout n’est finalement que Mascarade.

 

Viens jouer, danser à mes côtés

Pour gagner, il te faut rire et bluffer.

Si je n’vaux, à leurs yeux, rien de mieux
qu’un va-nu-pieds

Ça l’ami, je l’accueille avec sourire, et fierté.

 

N’oublie jamais

Qu’il est une richesse
_________________ Impalpable

Qui ne s’acquiert pas au poker.

Subtilité, délicatesse, Arché d’une noblesse

Que le voile du labeur serre, et resserre

Jusqu’à l’étouffer.

Mais le triomphe est à nos portes… 

…Ecoute… 

…Entends… 

…Ressens… 

…Le Tout y fredonne la plus belle des mélodies

Celle de l’Harmonie. 

 

 

 

Emmanuel Lebourg 

 

De rêverie à réalité, il n’y a qu’un pas.

Épuisé. Éreinté. 

————-————Par cette vie,

Cette société.

Tout n’est que bénéfice. Performance.

Et autres démences.

Un quotidien,

——————-Navrant.

—–L’humanité est laissée de côté.

——————Asphyxiée.

Je prends aujourd’hui ce temps que l’on me vole

Et d’un effort qui paraît être le dernier

Je me retire.

 

Le rideau s’affaisse.

Le spectacle n’est plus.

 

En coulisse, les maux se ravivent.

Épris de vertiges,

Je m’écroule sur mon lit.

Les yeux douloureux,

Clos.

 

Je glisse.

Chute inéluctable

———————–Vers des sphères inconnues.

Les ailes du repos me rattrapent,

—————————————–M’enveloppent.

 

Plénitude.

Dans ce chaos

____________ Où tout est rien et rien est tout.

L’imaginaire me sourit enfin.

Mon regard s’ordonne pinceau,

___——————————-Mes pensées, Démiurge.

J’esquisse

——–___-Toute la beauté

Qui jadis

———–______————-M’entourait.

Celle que mon cœur

———————_______-Ne savait apprécier.

 

Des feuilles mortes qui dansent à l’automne

Aux beautés fines et délicates des boutons d’or printaniers, 

Je trace et retrace

———–_______–Toute once de vie

Toute vétille

————-_______Aussi transparente qu’éclatante,

Aussi anodine que précieuse.

 

Enfin, Je l’embrassai

Enfin, Je compris

 

Ressentir cette merveille qu’est l’existence

Vibrer à son écoute

Son toucher.

C’est alors qu’il nous est permis

D’effleurer

—————–Le revêtement

Noble et soyeux

————__–De l’harmonie.

 

 

 

Emmanuel Lebourg

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